ARTS MARTIAUX CHINOIS |
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Gong fu / Kung fu Le
terme Gong-fu (kungfu) ne désigne ni un style, ni une école. Il est utilisé
en Chinois pour signifier : temps ou effort dans un travail ou exercice,
habilité, compétence, virtuosité, maîtrise, exercice de qualité. Wu Shu Ce terme, officialisé en République populaire de Chine, est apparu au 5ème siècle.Il désigne l'ensemble des arts martiaux chinois. A Taiwan, on utilise encore le terme Guoshu (arts nationaux). Des noms anciens comme quanfa (technique de boxe), quanshu (art de la boxe), jiji (frapper avec dextérité) sont aussi utilisés. Le wushu regroupe toutes les écoles (nord, sud, shaolin, wudang, emei) et plus de 350 styles (mains nues et avec armes). Les boxes chinoises Avec
cette multitude de styles, il n'existe pas d'uniformité en boxe chinoise. De
nombreuses boxes sont issues du cercle familial. La transmission s'effectuait
de maître à disciples. On retrouve aujourd'hui des styles anciens et
modernes. La plupart des boxes sont désignées par quan (boxe, poing), men
(école, style), pai (courant, école). Classification des boxes Il
existe plusieurs classements pour les arts martiaux chinois. Le
deuxième classement est apparu au 19ème siècle : Un
troisième classement peu se faire aujourd'hui : Le wushu et le sport A l'origine, tous les arts martiaux était des arts guerriers. La première classification date de la dynastie Ming (1368-1644). L'escrime et le tir à l'arc furent pendant de nombreux siècles les principales disciplines du guerrier chinois (les 18 armes: arc, arbalète, lance, sabre, épée, pique, bouclier, hache, fourche...). Les arts martiaux à mains nues se sont vraiment constitués à partir de l'époque Ming. Contrairement au Japon, les militaires n'ont pas eu le monopole du wushu. Les couches populaires paysannes puis les lettrés ont été un vecteur important pour le développement du wushu. Les sociétés secrètes (la révolte des boxeurs en 1900) ont joué aussi un rôle dans l'histoire du wushu. L'influence occidentale des années 1900 à travers le renouveau sportif (jeux olympiques) a lancé véritablement la transformation des arts martiaux en culture athlétique nationale. De nombreuses écoles se sont créees pour diffuser et vulgariser les arts martiaux (le jingwu tiyu hui à Shangai en 1909 et le zhongyang guoshu guan à nanjing en 1927). Cela a amené de nombreuses modifications dans les styles traditionnels afin d'en faire une éducation physique (mouvements plus simples, postures plus basses). Les mouvements devenaient moins efficaces mais plus sportifs. En
1928, la première compétition de combat à mains nues au niveau national a
été mise en place par "l'institut central de l'art national" (zhonggyang
guoshu guan) à Nanjing. Les combats (sanshou) se déroulaient sur une estrade
(leitai), sans catégorie de poids ni gants. Le résultats fut malheureux, le
nombre élevé de blessures obligeant les organisateurs à arrêter la
compétition. Le Wushu en France On
retrouve en France la même classification des styles qu'en Chine. Trois familles constituent le wushu en France : Arts
énergétiques de santé et bien-être : Arts
martiaux externes : Ces arts sont réglementés par l'état (diplômes, grades, compétitions) L'enseignement La
diversité des styles de boxes permet de trouver divers schéma pédagogiques,
stratégiques et tactiques. Aujourd'hui l'enseignement maître et disciple est
rare, il faut que le maître ait été lui-même disciple et ait reçu un
enseignement traditionnel. Les professeurs, éducateurs et moniteurs ont
acquis leur savoir pédagogique dans une école chinoise ou en ayant suivi une
formation pédagogique en France. La compétition En
Chine, la lutte fut le premier art martial (dynastie des Qin 221-207 avant J-C)
pratiqué en tournois avec un arbitre. Aujourd'hui en wushu, il existe une
multitude de disciplines compétitives. Forme
avec armes : Compétition
combat : En
France, on rajoute d'autres compétitions : Les tui shou ne sont pas représentés au niveau international car ils sont réservés aux initiés des styles internes. Les critères de jugement en tui shou ne sont pas abordables pour le grand public. Les interdits (projections, frappes, saisies) des tui shou sportifs ne permettent pas une vision clair du perdant et du gagnant. A l'origine, les tui shou ne sont pas le combat mais des exercices pour étudier les directions de force avec un partenaire. Avenir du wushu Aujourd'hui
coexistent les pratiques anciennes et les pratiques modernes sportives. Les
pratiques anciennes n'ont pas pour vocation la pratique compétitive. Elles
cherchent surtout l'efficacité dans le temps et le développement personnel
suivant la vision chinoise de l'homme. Si les
pratiques modernes et sportives prennent le dessus dans l 'extension du wushu,
les arts martiaux deviendront des "sports athlétiques" réservés
à une élite jeune. La nouvelle fédération des arts martiaux chinois devra
maintenir cette équilibre entre les arts anciens et modernes pour garder la
richesse du wushu. Sources
pour ce texte: De
Shaolin à wudang
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